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LETTRE DES ETUDIANTS CENTRAFRICAINS A LOME AU PRESIDENT BOZIZE

2 mai 2010

Lomé, 30 Avril 2010

Andet Sangassere Phanuel

Gondamoko Bengui Ulrich

Nguerekoutou Péguy Florent

Étudiants suspendus a la soutenance de L’EAMAU

Á
Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’État.

Objet : Doléance des étudiants centrafricains de l’EAMAU en fin de cycle, suspendus à la présentation de leurs travaux de recherches pour l’obtention du diplôme d’Architecte-Urbaniste.

Excellence Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur de venir très respectueusement auprès de votre haute compétence, solliciter votre aimable attention sur un aspect des problèmes des étudiants de l’Ecole Africaine des Métiers de l’Architecture et de l’Urbanisme (E.A.M.A.U), et en particulier nous qui avons déjà effectué le cursus de six années d’études avec brillance, mais empêchés depuis déjà trois années consécutives de présenter les résultats de nos travaux de recherches pour l’obtention du diplôme d’Architecte-Urbaniste, pour cause de non paiement des frais de scolarité et des arriérés de contributions qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 613 000 000 FCFA.

Excellence Monsieur le Président, pour une séance de soutenance des travaux de fin d’études de 2 heures du temps, nous attendons depuis déjà trois années consécutives et si une solution n’est pas trouvée d’ici le mois de juin, date de la prochaine session des soutenances à l’E.A.M.A.U, pour le compte de l’année scolaire 2009-2010 ; nous serons encore malheureusement suspendus et nous risquons de ne plus jamais soutenir puisque les règlements de l’école ne permettent pas, plus de trois tentatives de présentations de mémoires.

Excellence Monsieur le Président, nous voulons bien rentrer à Bangui pour mettre en valeur nos acquis pour le développement de notre cher et beau pays la République Centrafricaine, mais nous sommes obligés de rester à Lomé pour attendre la soutenance de nos mémoires de fin d’études.

Excellence Monsieur le Président, nous tenons à vous dire que cette attente de présentations des travaux de recherches de fin d’études est d’autant plus pénible car nos bourses ne sont pas renouvelées depuis trois années pour certains d’entre nous, alors que cette situation est indépendante de notre volonté et ne concerne pas nos résultats scolaires. Nous éprouvons de réelles difficultés pour régler nos loyers et nos factures, bref subvenir à nos besoins quotidiens.

Excellence Monsieur le Président, nous vous adressons nos doléances en tant que notre père. Nous vous demandons de nous aider à soutenir nos diplômes cette année, pour qu’enfin nous puissions rentrer à Bangui pour apporter notre modeste contribution à l’édification de notre nation.

Nous sommes convaincus, Excellence Monsieur le Président de l’importance que vous accordiez aux problèmes de la jeunesse centrafricaine à l’étranger et nous sommes certains que vous ne ménagerez aucun effort pour nous faire sortir de cette situation catastrophique.

Dans l’attente d’une suite favorable, veuillez agréer Excellence Monsieur le président à l’expression de notre très haute et déférente considération.

Andet Sangassere Phanuel

Gondamoko Bengui Ulrich

Nguerekoutou Péguy Florent

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TRAHISON NATIONALE

16 avril 2010

Depuis mi 2008, jour pour jour la présence de la LRA, un groupe rebelle Ougandais, étranger n’ayant aucune connexion politique ou physique avec la RCA est devenu au cœur des soucis des populations des régions situées au sud Est du pays plus particulièrement dans les préfectures du Haut M’boumou et le M’boumou.

L’Armée de résistance du Seigneur connue sous son abréviation en anglais de LRA (Lord’s Resistance Army) a été fondée par un « prophète » autoproclamé Joseph Kony qui est à la fois le Leader Spirituel et Militaire et depuis longtemps rechercher par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité (mandat d’arrêt lancé le 13 octobre 2005).

Le conflit entre la LRA et le Gouvernement Ougandais remonte à 1987 depuis lors, la LRA fait régner la terreur dans les campagnes du nord de l’Ouganda, et frappe surtout la population civile.

Formée essentiellement de membres de l’ethnie des Acholi, la LRA combat l’actuel président Yoweri Museveni, qui a pris le pouvoir en 1986 en renversant une junte militaire formée en grande partie d’officiers Acholi. Les anciens militaires de cette ethnie, qui se sont réfugiés au Soudan, ont créé différents mouvements de rebelles, dont la LRA.

Pour recruter ses membres, l’Armée de résistance du Seigneur fait enlever des jeunes pour les envoyer dans des camps d’entraînement militaire au Soudan. Selon l’Unicef, plus de vingt mille enfants ont été enlevés par la LRA depuis qu’elle a déclenché, en 1987, sa lutte armée contre le pouvoir central de Kampala, et on compte plus de cent mille victimes.

Ce mouvement est connu de plusieurs pour ses pratiques contraires a toutes les organisations rebelles politique contemporaines voir terroristes; commettre des exactions d’une brutalité horrible contre les populations civiles dont-il est censé défendre et surtout des enlèvements en masse, sans oublier la mutilation des victimes sous forme de rituel macabre. Au fait cette organisation a fait plus de victimes civiles qu’Al-Qaïda, le Hamas et le Hezbollah réunit (rapport d’Amnesty International sur l’ »enfance détruite » en 1997).

L’Armée de résistance du Seigneur a été placée le 5 décembre 2001 sur une liste de 39 organisations dont les membres sont interdits d’entrée sur territoire américain ou doivent en être expulsés s’ils s’y trouvent (Terrorist Exclusion List, en application de l’USA Patriot Act). Elle s’y trouve aux côtés de groupes islamistes radicaux ou d’extrême-gauche ainsi que de groupes terroristes irlandais et de groupes rwandais impliqués dans le génocide.

Nul ne connait le nombre exact des membres de la LRA. D’après les estimations des Experts en

Défense, basées sur l’étendue de leur région d’opération, la connaissance de leur mouvement et de la quantité de vivres nécessaires à la survie d’un tel large groupe, ils seraient entre 600 et 1000 personnes. D’autres estiment que la LRA compte près de 2500 combattants et bien d’autres encore parlent de 3000 à 4000 combattants. Au bout du compte, nul ne connait le nombre de personnes enlevées, combien d’enfants sont nés en brousse et combien de femmes non-combattantes font partie de la LRA constamment en mouvement.

Outre son aspect ethnique, l’Armée de résistance du Seigneur se distingue par un syncrétisme religieux entre christianisme, islam et religions traditionnelles africaines. Elle veut instaurer un régime fondé sur les dix commandements de la Bible mais paradoxalement soutenue par le régime islamiste soudanais.

Comment la LRA est arrivée chez nous ?

Deux facteurs tous militaires sont à l’ origine de la présence de ces terroristes chez nous en Centrafrique.

En premier lieu il ya eu l’opération militaire « IRON FIST » lancée par l’armée Ougandaise contre les bases de la LRA au Sud-Soudan avec l’aval de Khartoum. Au fait, suite à l’accord de paix qui a mis fin officiellement à la guerre civile au Sud Soudan, le soutient que bénéficie la LRA auprès du régime Islamiste de Khartoum depuis 1994 s’est affaibli au début de l’année 2005 rendant l’organisation vulnérable aux pressions militaire de l’armée Ougandaise. Harcelée constamment par l’armée Ougandaise, la LRA est contrainte de se replier partiellement dans le parc national de Garamba en République démocratique du Congo (RDC) au mois de décembre de la même année, et plus important encore, des négociations de paix entre le gouvernement ougandais et la LRA se sont ouvertes officiellement en juillet 2006 à Juba, au Sud Soudan suivi d’un accord de cessez-le-feu signé en août par les deux parties. Les premiers éléments de la LRA sont arrivés chez nous probablement pendant leur retrait du Sud-Soudan à destination de la RDC, ils étaient passés vers Mboki la ville frontalière entre nous et le Soudan. Leur passage s’est passé sans incident sérieux, d’après un Curé locale.

Le deuxième facteur et le plus important est l’opération « Lightning Thunder » de novembre 2008 ou les armées de trois pays, l’Ouganda, le Congo (RDC) et le Soudan (Gouvernement Autonome du Sud-Soudan), décidèrent d’unir leurs efforts pour anéantir définitivement la LRA. Encourageant fortement l’opération, les Américains fournirent appui militaire et photos satellites (nytimes.com/2009/02/07/).

Certes, les camps ont été bombardés, c’est comme si on avait frappé dans une fourmilière, et la LRA s’est fractionnée en petits groupes. Les grands camps dans la Garamba, qui réunissaient plus de 3000 combattants, furent dispersés et de petits groupes s’enfuirent dans toutes les directions, emmenant leurs enfants-soldats et leurs esclaves.

Pour l’Armée Ougandaise l’opération était une réussite dès le début et que les troupes s’étaient emparées des ruines de camps, détruisant les cultures vivrières développées aux environs, aucune

victime ne fut trouvée dans ces ruines. Apparemment, après les bombardements, les forces terrestres auraient mis plusieurs jours à atteindre ces camps, une faille que le Président Museveni cite sous le titre de « défis de coordination » causé par des obstacles tels que la distance et le mauvais temps.

La réaction de ces terroristes était foudroyante, dans des attaques simultanées ils ont tués plus de 700 civils en RDC en deux semaines dont 140 pour la seule nuit de noël 2008 qui a choqué le monde entier. Fin janvier 2009, les sources officielles congolaises estiment qu’il y a eu 896 morts, 711 enlèvements parmi lesquels 540 enfants. Le nombre de personnes déplacées interne est de plus de 130.000.

Dans son entièreté, l’opération « Lightning Thunder »  est fort identique à l’opération Iron Fist mentionnée plus haut. Une fois de plus, l’armée ougandaise a lancé une attaque sans planifier la protection de la population civile et envisager d’éventuelles répercussions. Par conséquent ils ne font que déplacer le problème, de l’Ouganda au Soudan ensuite du Soudan vers la RDC pour ensuite se déplacer une énième fois en République Centrafricaine.

Une menace stratégique

Depuis leur présence sur le sol Centrafricain il ya deux ans, jour après jour la situation sécuritaire ne cesse de dégrader. Après un an de répit, la LRA a repris les attaques avec encore plus d’intensité à la mi-2009. Selon l’agence d’information des Nations Unies IRIN, de petits groupes de combattants ont attaqué des villages situés dans un rayon de 20 kilomètres d’Obo : Ligoua, Kourouko, Gassimbala, Koubou, Gougbéré, Dindiri, Kamou, Ndigba, etc.
Plus de 3 000 personnes déplacées se sont réfugiées à Obo. D’abord logés dans des écoles et des églises, certains ont été accueillis par des familles hôtes, mais la plupart vivent maintenant dans des huttes et des abris construits dans l’urgence par les villageois.

Le bilan est lourd : plus de 200 personnes tuées et plusieurs autres enlevées (plus de 400 personnes) dans des violences perpétrées par la LRA selon l’association des ressortissants du Haut Mbomou (Assoredehmbo). Peuplée de près de 60.000 habitants, la région du Haut-Mbomou reste la plus vulnérable aux attaques cruelles de la LRA.

Alors que font les autorités?

On espérait qu’en cas de troubles graves de cette nature les militaires, « seule force organisée » au sein d’Etats décadents, pourraient légitimement s’ériger en sauveurs de demeures en péril. Il est a noté qu’il n’ya pas de solution alternative  a ce problème que militaire. Or il ya deux ans déjà que le carnage se poursuit, la réponse des autorités restent mole et hésitante. Pourquoi n’ont-ils pas déployés des troupes à la frontière anticipant l’opération « Lightning Thunder »?

Le ministre de la défense Nationale Ms Francis Bozizé apparemment surpris par l’ampleur des événements n’hésite pas à faire des affirmations contradictoires selon lesquelles les grands centres urbains sont sécurisés à l’instar des villages isolés. Malheureusement les statistiques prouvent le contraire: sur les cinq dernières attaques en date, trois l’ont été dans les centres urbains, la ville minière de Nzako le 9 février, suivi le 19 février de la ville de Rafai ensuite la localité de Yalinga le 26-27 février.  Pire encore, a en croire le vice ministre de la défense Nationale de la RDC Ms Oscar Masamba,  la RCA a été sollicité sans succès pour participer aux préparations des opérations militaires aux cotés de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan. Répondant aux questions des députés a l’assemblée Nationale Congolaise le 13 Février 2010, ce dernier semble regretter notre absence, je cite : la République Centrafricaine devrait se joindre à la RDC, à l’Ouganda et au Sud-Soudan afin d’arrêter ensemble des stratégies militaires susceptibles de mettre fin à l’aventure de la LRA. (Déclaration parue dans Afrique Rédaction du 17-02-10) Pourquoi jouer l’observateur alors que le pays est menacé? Soient nos autorités ne savent pas ce qu’il faut faire parce que dépourvues de stratégie globale en matière de sécurité nationale et de défense du territoire ou comme l’a dit un compatriote, il n’ya pas de volonté politique.

La logique voulait que la mise en place d’une armée nationale doive s’inscrire dans le cadre d’un projet politique global et cohérent s’inscrivant dans la durée et le consensus. Les personnalités retenues (par voie démocratique et consensuelle)  pour incarner cette politique doivent être légitimes et crédibles sur la scène intérieure comme internationale. Faute de quoi nous sommes condamnés a l’échec et ceci ni les états généraux des armées, ni le séminaire de la reforme des services de sécurités (RSS) peuvent combler ce vide. Pour cela nous devrions alignés en face de ces redoutables terroristes une armée indisciplinée, à deux vitesses, divisée, opposée et inégale, ou la règle qui prévaut pour le recrutement et plus encore pour l’encadrement des soldats étant souvent celle du clientélisme politico-ethnique, enfin de compte une telle armée finira par devenir un danger pour elle-même, pour l’Etat et pour les citoyens qu’elle est censée protéger. Une véritable situation de trahison nationale.

Le constat est amer, des situations fâcheuses et dramatiques qui caractérisent a ce jour l’actualité nationale et qui interpellent tout un chacun car venant mettre le doigt sur le caractère totalement dérisoire et irréaliste de la classe dirigeante, qui croient que les élections pourraient parfaitement se dérouler dans les délais constitutionnels restants.

La menace est réelle, elle est à la fois stratégique et sécuritaire. Des éléments étrangers viennent massacrer en masse la population civile sur le sol national, faute de réponses adéquates des autorités, un sentiment de révolte et d’anarchie pourraient s’installer, l’exemple de  la manifestation pourtant inaperçue des habitants de Bangassou pour exiger le départ des forces ougandaises n’est pas bon signe.

D’après Jemera Rone, chercheuse à la Division Afrique de Human Rights Watch,  » la population civile n’est plus seulement victime des tirs croisés dans cette guerre, elle est devenue la cible principale des attaques de la LRA.  »

Pour sauver sa population civile, le gouvernement Ougandais a forcé plus de 500.000 personnes de se rassembler dans les villes ou dans les camps de réfugiés. Le Gouvernement Sud Soudanais également a ordonné l’évacuation de 24.000 personnes. (Human Rights Watch du 23 février 2003)

Que ferons-nous ?

Par : Rodrigue Abu-Baker Rodouan Kodonou

MA in Government, Interdisciplinary Center of Herzeliya (IDC) www.idc.ac.il

Email: Rodrigue.kodonou@post.idc.ac.il or nduzuba@gmail.com

Sources:

  1. 1. US Patriot Act- Terrorist exclusion list Dec 2001
  2. 2. Human Rights Watch- annual reports of 2003, Human Rights Watch – New York communiqué du 21 Fevrier 2003
  3. 3. Afrique Rédaction du 17-02-10 http://www.afriqueredaction.com/article-
  4. www.cameroon-tribune.cm/article.php?lang=Fr&oled
  5. IRIN NEWS http://www.irinnews.org/Fr/ReportFrench.aspx?ReportId=86403
  6. 6. Agence France-Presse, Centrafrique: les rebelles kidnappent 40 civils du 22 février 2010

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La France et la Centrafrique signent un nouvel accord de défense

8 avril 2010

La France et la Centrafrique signent un nouvel accord de défense

BANGUI (AFP) – Le secrétaire d’Etat français à la Coopération, Alain Joyandet, a signé jeudi à Bangui un nouvel accord de défense avcec la Centrafrique, le quatrième renégocié entre Paris et ses anciennes colonies africaines.

« C’est un texte qui sera public. Il n’y aura plus de secrets », a déclaré le responsable français, après la signature de ce document avec le ministre centrafricain des Affaires étrangères, Antoine Gambi.

Ce nouveau « partenariat de défense », qualifié d’ »historique » par M. Joyandet, prévoit que la France contribue à appuyer la restructuration et la formation des forces armées centrafricaines, tout favorisant l’émergence de forces africaines de maintien de la paix.

Lors d’un discours au Cap (Afrique du Sud) en février 2008, le président français Nicolas Sarkozy avait annoncé la révision des accords de défense signés après leur indépendance avec huit pays africains, affirmant que Paris n’avait pas vocation à rester « le gendarme de l’Afrique ».

Ces anciens accords, très décriés, dont des clauses sont restées secrètes, ont souvent servi à justifier, sur le plan juridique, des interventions militaires françaises pour défendre des régimes africains « amis » en difficulté.

Trois accords rénovés, qui prévoient la « non-intervention en cas de crise intérieure » selon Paris, ont déjà été signés avec le Togo et le Cameroun en 2009, et avec le Gabon en février 2010.

Des négociations ont été engagées pour réviser les accords restant avec les Comores, la Côte d’Ivoire, Djibouti et le Sénégal.

En février, la France et le Sénégal s’étaient entendues pour fermer les bases françaises à Dakar (1.200 hommes) une des trois installations permanentes de l’armée française en Afrique, avec Libreville et Djibouti.

Paris veut maintenir un « pôle de coopération militaire à vocation régionale » mais avec seulement 300 militaires à Dakar.

M. Joyandet a aussi signé un Document-cadre de partenariat (2010-2013) axé notamment sur l’éducation, le développement des infrastructures et la réduction de la pauvreté, puis s’est entretenu avec le président centrafricain François Bozizé.

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L’opposition boycotte les élections du 16 mai

7 avril 2010

Le Collectif des forces du changement menace de se retirer des élections si la date du scrutin est maintenue le 16 mai. Auquel cas François Bozizé se retrouverait bien seul face aux électeurs.

La date des élections faisait débat depuis des semaines en Centrafrique. Aujourd’hui, c’est la présence même de candidats aux élections présidentielles et législatives qui est remise en cause. Le Collectif des forces du changement, qui regroupe la principale coalition d’opposition l’Union des forces vives de la nation (UFVN), les « Autres Partis » d’opposition, et les mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix, vient d’annoncer le boycottage du scrutin qui doit avoir lieu le 16 mai prochain. En cause : le refus du président sortant François Bozizé, candidat à sa succession, de reporter les élections au-delà du 11 juin, date de la fin de son mandat selon la Constitution.

« Si la date du 16 mai est maintenue, le Collectif ne participera pas aux élections. Aucun dossier ne sera déposé ni pour la présidentielle, ni pour les législatives », a affirmé Me Nicolas Tiangaye, porte-parole du Collectif des forces du changement.

Vide constitutionnel

Cette annonce n’est pas une surprise. Depuis des semaines, l’opposition demandait un report des élections. D’abord prévues le 25 avril par la Commission électorale indépendante (CEI), selon le processus prévu par la loi, elles ont ensuite été fixées au 16 mai par un décret présidentiel fin mars. Mais ce report ne satisfait toujours pas les forces d’opposition : « Malheureusement, au stade actuel des choses, le processus électoral n’est ni crédible, ni transparent, ni consensuel », a affirmé le Collectif dans un communiqué publié le 7 avril. Cependant, il « réaffirme sa volonté inébranlable » de participer aux scrutins présidentiel et législatif prévus cette année.

Me Henri Pouzère, le coordonnateur de l’UFVN, qui regroupe plusieurs mouvements, avait déjà indiqué que la date des élections devait « être fixée au-delà des délais constitutionnels parce que toutes les conditions ne sont pas réunies au plan sécuritaire, au niveau du recensement ou de la révision de la liste électorale ».

Le président avait déclaré qu’il n’était pas possible d’étaler le calendrier au-delà du délai constitutionnel. Selon lui, une telle décision « signifierait des lendemains incertains pour le peuple ». « Un report (…) conduirait à un vide constitutionnel, à une vacance de pouvoir et à la mise en place d’un gouvernement de transition ».

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JE PENSE A HAUTE VOIX…

29 mars 2010

Il faut affirmer qu’il ne peut y avoir de salut pour le peuple centrafricain que si nous, génération jeune et consciente (pour paraphraser Claudy SIAR de Couleurs Tropicales sur RFI), tournons radicalement le dos à toutes les pratiques que toutes les générations depuis Dacko 1, Bokassa, Dacko 2, Kolingba, Patassé Etc. ont étalé cinquante années durant, un demi-siècle d’une médiocrité criarde, mais telle que les effets à l’heure actuelle nécessite la mise sous tutelle du pays comme cela se fait au niveau juridique lorsqu’un incapable majeur a besoin d’une curatelle….

Il ne saurait y avoir pour nous de salut en dehors de ce refus là. Pas de développement en dehors de cette rupture totale avec toute la classe politique passé et actuelle.

Du reste, tous les opposants actuels, on ne cite pas les contemporains, sortant de leur sommeil léthargique, réveillés par la menace de victoire de Bozizé et du KNK au 1er tour des prochaines élections générales, commencent à remodeler leurs discours et, dans une quête anxieuse, recherchent une fois de plus en nos lieux et places, des voies et moyens pour nous duper une fois de plus en nous faisant miroiter une illusion qui fait tomber les plus faibles d’entre nous dans le panneau. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les agitations et les excitations de ceux-ci ci et là, dernier exemple, les conclusions de Me Pouzere dans le journal LE CONFIDENT, sur la position de l’Union des Forces Vives de la Nation, conclusions qu’on n a pas besoin d’avoir inventé la poudre pour les émettre.

Loin de nous l’idée de tourner en ridicule les efforts de ces intellectuels qui ont bien obtenu leurs diplômes, ont leurs expériences professionnelles et leurs curriculum vitae impressionnants (Ancien premier ministre, ancien président de la cour constitutionnelle, avocat renommé, ancien président de la BDEAC, ingénieur agronome, etc.), parce qu’ils ont des yeux pour voir, découvrent les terribles conséquences des ravages imposés, avec leurs complicités et leurs faiblesses face à l’appât du gain facile au détriment de l’intérêt général, par lesdits « spécialistes » en développement dans le Tiers Monde, j’entends par là, les économistes des institutions de Bretton Woods, le Quai d’Orsay, l’Elysée, etc.. La crainte qui nous habite est de voir se perpétuer les mêmes pratiques et à être renvoyé à un monde d’esclavage maquillé au goût de notre temps.

Cette crainte se justifie d’autant plus que la bourgeoisie centrafricaine, soit par paresse intellectuelle, soit plus simplement parce qu’ayant goûté au mode de vie occidental, n’est pas prête à renoncer à ses privilèges et remuera ciel et terre pour le conserver, même si le sacrifice de la population le nécessite. De ce fait, elle oublie que toute vraie lutte politique postule un débat théorique rigoureux et elle refuse l’effort de réflexion qui nous attend.

Il est nécessaire, il est urgent que nos cadres et nos travailleurs de la plume apprennent qu’il n’y a pas d’écriture innocente. En ces temps de tempêtes, nous ne pouvons laisser à nos seuls ennemis d’hier et d’aujourd’hui, le monopole de la pensée, de l’imagination et de la créativité, surtout que les leurs sont destructrices, l’expérience nous l’a démontré.

Il faut, avant qu’il ne soit trop tard, car il est déjà trop tard, que nous nouvelle génération fassions une retro et une introspective sur notre pays, c’est-à-dire notre société, sur la misère dont nous avons hérité pour comprendre non seulement que la bataille pour une pensée au service des masses déshéritées n’est pas vaine, mais qu’elle peut devenir crédible si nous le désirons. Nous avons pour obligation sociétale, de réaliser des changements profonds de la situation sociale et politique au travers d’éveils des consciences de nos frères qui sont dans les ténèbres de l’ignorance, susceptibles de nous arracher à la domination et à l’exploitation de ceux que nous avons cités ci-haut et qui livrent notre République devenue véritablement bananière, à la seule perspective de la faillite.

Nous savons tous à quel point s’est élargi le fossé entre les quelques privilégiés centrafricains qui s’accaparent de toutes les énormes ressources occultées du pays et ceux qui n’aspirent qu’à manger à leur faim, boire à leur soif, survivre et conserver leur dignité.

Analysant notre situation économique, nous disons que la 1ère solution est sans nul doute, le retour des investissements directs et la création de la valeur dans ce pays.

Sans pour autant faire un cours d’économie, nous voulons tout simplement rappeler que la qualité de vie est une résultante du pouvoir d’achat et que ce dernier est la conséquence d’un PIB par habitant croissant…or le PIB est issu de la valeur ajoutée par les entreprises qui créent de la richesse, or combien d’entreprises avons-nous dans ce pays aujourd’hui, fiscalement bénéfiques? Pas plus de 20 : MOCAF, HUSACA, SOCACIG, SUCAF, DAMECA, TELECEL, MOOV, NATIONLINK, ORANGE, TOTAL, ECOBANK, BPMC, CBCA…elles se comptent sur le bout des doigts, ce qui est totalement inconcevable. Comment voudrions-nous donc produire de la richesse ?

Il nous faut donc attirer des investisseurs, or après les mutineries, les rebellions, les pillages, etc., les investissements ont pratiquement tous été  délocalisés au Cameroun, au Tchad, etc. il faut donc redonner confiance aux investisseurs, ce qui signifie, un Code des Investissements attirant, une sécurité garantie des biens et des personnes, une éthique dans les négociations commerciales.

Mais comment discuter avec les investisseurs si on n’a personne pour le faire avec vergogne ? Même l’ambassadeur des USA en Centrafrique sait que nos dirigeants brillent par leurs exigences de 10% du capital de tout investisseur éventuel avant même que ce dernier n’ait posé la 1ère pierre, ce qui les fait tous fuir…donc 1er effort à faire, maîtriser sa gourmandise et sa luxure dans les négociations commerciales.

La sécurité  est un gage cher aux investisseurs, c’est pourquoi un effort perpétuel doit être fait pour éviter les rebellions, la prolifération des armes, l’impunité juridique, etc. et pour instaurer un Etat de droit ou nul n’est au dessus de la loi et ou la justice est indépendante.

Enfin, établir un code des investissements attirant, ce qui revient à mettre en place, une politique fiscale de « moins d’impôt » pour les entreprises nouvellement créées même pendant 3 ans, ce qui peut en inciter beaucoup qui, du coup, offriront des emplois et donc de l’épargne à l’économie nationale, à ce titre, un économiste centrafricain, José WABO a beaucoup écrit et ses modèles sont adaptés mais qui le lit dans nos hautes sphères ?

Autre mesure drastique, éradiquer l’économie souterraine des libanais qui constituent la vache à lait des pourris de la république, et effort de formaliser le secteur informel des Boubanguérés pour en faire une valeur ajoutée.

Ces mesures disparates, si assemblées, peuvent avoir un effet Boomerang et faire décoller économiquement le pays, mais pour les mettre en œuvre, une volonté politique forte est nécessaire et c’est là où justement le bât blesse…par volonté politique, nous entendons toute une classe politique, président et son entourage compris. C’est pourquoi, clanisme, clientélisme et complaisance doivent être bannis pour donner lieu à des considérations purement intellectuelles et en termes d’expériences positives.

S’il y a une génération qui tend à cette idée de melting pot des idées sans considération ethnique, c’est bien la nôtre, voilà pourquoi, nous devons le faire savoir en effectuant une abstention totale aux prochaines élections pour montrer à l’opinion nationale et internationale que les jeunes de ce pays ne veulent plus être tournés en bourrique, car ayant compris que leur avenir est hypothéqué par l’idéologie  Machiavélique de nos aînés.

Nous avons choisi de rechercher des formes d’organisation mieux adaptées à notre ère et notre réalité, rejetant de manière abrupte et définitive toutes sortes de discours du régime actuel et de l’opposition, pour créer ainsi les conditions d’une dignité à la hauteur de nos ambitions.

Refuser l’état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d’un immobilisme moyenâgeux ou d’une régression, démocratiser notre société, ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective.

Voila à  quoi nous aspirons, voila le sens de notre lutte et notre esprit est assez fort et disposé pour réaliser ce rêve. 

Mozabakani

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Bozizé favorable au report des élections en juin

28 mars 2010

Après sa rencontre avec le Comité de pilotage des élections, le président centrafricain sortant s’est dit favorable à un report des élections, si la nouvelle date n’est pas fixée au-delà du mois de juin prochain.

Le président centrafricain François Bozizé est d’accord pour un report des élections présidentielle et législatives prévues le 25 avril mais pas au-delà du 11 juin, date officielle de la fin de son mandat, selon un communiqué de la présidence lu samedi 27 mars à la radio nationale. « S’agissant de la date des élections, le président de la République a précisé de manière claire qu’il revenait à la Commission électorale indépendante (CEI) de proposer, si elle juge nécessaire, une nouvelle date. Une nouvelle date qui ne devra pas dépasser le 11 juin 2010″, affirme le texte.

Ce communiqué résumait l’entrevue du chef de l’Etat avec les membres du Comité de pilotage des élections qui regroupe des représentants de la CEI, du gouvernement et de la communauté internationale.

Mandat prolongé

Selon les membres du comité, « il existerait encore des problèmes d’ordre technique au niveau de la CEI (…). C’est pourquoi ils souhaiteraient que par consensus politique, le mandat du président de la République soit prolongé au delà des délais constitutionnels », a poursuivi le communiqué. Mais François Bozizé « leur a réaffirmé son attachement au respect et à la défense de la Constitution ».

Jeudi, le Comité de pilotage des élections avait estimé qu’il serait « difficile » de tenir les élections le 25 avril alors qu’une source officielle avait indiqué sous couvert de l’anonymat que le premier tour serait reporté au 11 juin. Des membres de l’opposition ainsi que l’ONU, l’Union européenne, les Etats-Unis et la France –principaux bailleurs de fonds des élections– sont favorables à un report. La CEI avait souligné jeudi être la « seule institution habilitée à proposer les dates des élections », rappelant que « jusqu’à nouvel ordre, les dates restent inchangées ».

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Elections en Centrafrique: vers un report d’avril à juin

24 mars 2010

LIBREVILLE (AFP) – Les élections présidentielle et législatives en Centrafrique se tiendront le 25 avril, selon un décret du président François Bozizé lu jeudi par la radio d’Etat.

« Le corps électoral est convoqué le dimanche 25 avril 2010 en vue des élections législatives et présidentielle. La campagne est ouverte le 12 avril à minuit et elle est close le 23 avril à minuit », déclare ce texte.

Le jour du scrutin, les bureaux de vote seront ouverts « de 06H00 à 16H00 (locales, bien jusqu’à 16H00 locales, de 05H00 à 15H00 GMT) de façon ininterrompue », indique-t-il encore en conclusion.

Aucune indication supplémentaire n’a été fournie, notamment sur la date d’un éventuel second tour.

La Commission électorale indépendante (CEI) chargée d’organiser et de superviser les scrutins dans le pays avait annoncé mercredi à l’AFP avoir proposé le 18 avril pour le premier tour de ces élections et le 23 mai pour le second tour, en précisant que ce calendrier n’était pas définitif.

Quatre personnalités ont déjà annoncé vouloir être candidats, parmi lesquels l’ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé qui se présente en indépendant et son ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé pour le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC).

L’ex-ministre et opposant Eloi Anguimaté, chef de la Convention nationale (CN), ainsi que la ministre déléguée à la Décentralisation Marie Reine Hassène (indépendante) se sont aussi déclarés en lice.

Le président Bozizé, au pouvoir depuis qu’il a renversé M. Patassé en 2003, ne s’est pas encore prononcé mais de nombreux observateurs estiment qu’il se présentera.

Dans un rapport sur la situation en Centrafrique publié en décembre, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait déjà indiqué que les élections générales centrafricaines devaient « se tenir avant la fin avril 2010 pour être constitutionnelles ».

Lors d’une visite la semaine dernière en Centrafrique, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Navi Pillay, avait invité les autorités centrafricaines à organiser « des élections libres et transparentes », permettant au pays de « faire un grand pas en avant vers un avenir pacifique et démocratique », selon un communiqué diffusé par l’ONU.

Mme Pillay les avait aussi exhortées à garantir « la liberté d’expression et de réunion ». Elle a appelé « toutes les parties, y compris le gouvernement actuel, les divers partis d’opposition et la Commission électorale indépendante à mettre de côté leurs divergences et à travailler » pour la tenue de scrutins dont les résultats ne souffriront pas de contestations.

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Centrafrique : Patassé a déposé son dossier de candidature à la présidentielle

21 mars 2010

 

LIBREVILLE (AFP) – 21.03.2010 21:16 – L’ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l’élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l’AFP à Libreville.

L’ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l’élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l’AFP à Libreville.

L’ex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, 73 ans, a déposé samedi son dossier de candidature à l’élection présidentielle du 25 avril en Centrafrique, a annoncé dimanche son porte-parole dans un communiqué reçu par l’AFP à Libreville.

M. Patassé, qui a dirigé la Centrafrique de 1993 à 2003, a « déposé sa candidature samedi (…) afin de briguer le suffrage des Centrafricains » à la présidentielle qui doit se tenir en même temps que des législatives, déclare dans ce texte le porte-parole, Guy Simplice Kodegue.

L’ex-président, qui postule en tant que candidat indépendant, a versé une caution de 5 millions de FCFA (plus de 7.600 euros), et fourni notamment un « certificat de nationalité » et « un certificat médical datant de moins de trois mois », selon un reçu délivré par la Commission électorale indépendante (CEI).

Son dossier comporte aussi « une déclaration de candidature en trois exemplaires », « une profession de foi signée de (sa) main » et la « preuve d’une propriété bâtie sur le territoire national ».

Ange-Félix Patassé a par ailleurs « parrainé 100 candidats aux élections législatives » visant à renouveler les 105 sièges de députes que compte l’Assemblée nationale, affirme M. Kodegue. Une caution de 11,5 millions (plus de 17.500 euros) a été versée pour ces candidatures.

En dehors de la majorité présidentielle, Ange-Félix Patassé est une des rares personnalités en Centrafrique n’ayant demandé de repousser les élections.

Les scrutins ont été fixées au 25 avril par un décret du président François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis qu’il a renversé M. Patassé par un coup d’Etat en 2003 et candidat déclaré à un nouveau mandat.

L’opposition, les ex-rébellions, des postulants déclarés mais aussi la communauté internationale ont demandé le report des scrutins, estimant que le pays n’était pas prêt pour la date fixée.

En plus de MM. Patassé et Bozizé, trois autres personnalités ont annoncé qu’elles seraient en lice: l’ex-Premier ministre, Martin Ziguélé (opposition), l’ex-ministre Eloi Anguimaté (opposition) et la ministre déléguée à la Décentralisation, Marie-Reine Hassen (indépendante).

© 2010 AFP

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Elections d’avril en Centrafrique : ONU, USA, UE et France pour un report

19 mars 2010

L’ONU, les Etats-Unis, l’Union européenne et la France se sont prononcés pour un report des élections prévues le 25 avril en Centrafrique, en raison de leur impréparation, lors d’une réunion de leur comité de pilotage, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques françaises.

Les partenaires étrangers représentés dans ce comité de pilotage, qui sont aussi ses principaux bailleurs de fonds — Union européenne, USA, France — ont appuyé jeudi à Bangui la position exprimée par la représentante des Nations unies en Centrafrique, l’Ethiopienne Salhe Work Zewde.

Celle-ci a fait valoir que la préparation du double scrutin présidentiel et législatif a pris un énorme retard, a-t-on indiqué.

Ils ont recommandé que de nouvelles solutions soient élaborées avec les responsables centrafricains pour préparer le scrutin, avec l’aide d’experts électoraux de l’ONU déjà présents sur place, selon ces mêmes sources.

Dans certains régions du nord, les comités locaux chargés de les organiser (rassemblement des candidatures, distribution des cartes électorales) n’ont même pas encore été installés.

Le dépôt des dossiers de candidature s’est ouvert mardi alors qu’il était censé débuter le 12 mars. Le général François Bozizé, 63 ans, au pouvoir depuis un coup d’Etat en mars 2003 et élu en mai 2005, s’est déclaré candidat. Avant lui, quatre personnalités, dont l’ancien président (1993-2003) Ange-Félix Patassé renversé par M. Bozizé, et l’ex-Premier ministre (2001-2003) Martin Ziguélé.

Plusieurs partis et ex-rébellions ont réclamé un report des scrutins, estimant que la Centrafrique n’était pas prête à les organiser en avril.

M. Bozizé a évoqué ces demandes, et, sans s’y opposer clairement, il a indiqué que la Commission électorale indépendante (CEI) devrait se prononcer.

Il s’agit aussi de mener à bien le processus de « désarmement démobilisation réinsertion » (DDR), condition pour que les élections se tiennent dans de bonnes conditions. Si elles étaient reportées, il faudrait trouver une solution transitoire qui pourrait être la prolongation du mandat du président et des députés, avec l’aval de la Cour constitutionnelle, juste le temps de préparer le vote.

Source : AFP

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Le pacte colonial et la monnaie de servitude qu’est le franc CFA

16 mars 2010

L’une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c’est l’impact d’une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l’Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains (Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo).

Le deuxième c’est celui de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d’Afrique Centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l’AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l’exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l’UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l’Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c’est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l’Euro.

La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu’elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l’UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d’accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d’échanges étrangers dans un « compte d’opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d’autres obligations financières.

Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des États membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l’année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c’est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

Les gains de l’investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d’aucun de ces changes n’est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s’il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des États africains.

Cela rend impossible pour les États Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d’employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l’Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d’échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l’Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d’employer leurs taux d’échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l’Afrique.

La création et le maintien de la domination Française des économies de l’Afrique francophone sont le produit d’une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des États africains. Pour la majeure partie de l’Afrique francophone, leurs banques centrales n’ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s’accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves.

Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu’il n y ait l’approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L’argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent »

Comment cela est-il arrivé ?

Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l’économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l’aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d’Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c’était l’abandon des Standards de l’Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d’échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d’après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie.

Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c’était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l’avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l’indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l’idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l’appel à l’indépendance totale se montra difficile à résister.

Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits États nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C’est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d’un architecte d’une série d’accords de Coopération avec chacun des nouveaux États dans les secteurs des finances et de l’Économie, de la culture et l’éducation, et de l’armée. Il y avait onze pays impliqués à l’origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta (actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar.

Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d’Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l’institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l’accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d’Aide Militaire Technique (AMT), qui n’étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l’Éducation, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines.

Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d’avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d’autres termes, des Unités de l’armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

Selon l’Annexe II de l’accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d’Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, « la France a la priorité dans l’acquisition de ces « matières premières classés comme stratégiques ». En effet, selon l’article 2 de l’accord, la République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) de la politique qu’elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu’ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu’ils se proposent d’adopter afin d’appliquer ces politiques. » et pour conclure, l’article 5 : « Concernant ces même produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n’était pas une négociation d’égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant (en Août 1960).

En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des États Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l’armée et de la police, il exigea que les hommes d’affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d’importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

La création d’un tel système n’était pas le produit de l’Assemblée Nationale Française ou le résultat d’aucun processus démocratique. C’était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africaine », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, la puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d’anciennes colonies françaises.

Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l’armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu’elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d’autres ressources naturelles. Mettant à l’écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu’à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d’embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d’armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d’Estaing et Chirac. Sarkozy n’a apparemment pas de contacts ou d’ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

L’Impact du Pacte Colonial

Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes—manque de compétition ; dépendance de l’Économie française ; dépendance de l’Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d’impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l’économie des pays africains s’effondrerait. Couplé avec l’incapacité d’accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l’ombre d’un doute. Cependant, il ne s’en suit pas que des compagnies privées d’autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l’ouverture à la compétition sur le marché.

Un autre aspect c’est l’incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d’années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

Le manque d’une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l’équation. C’est le devoir de l’Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l’approvisionnement de l’Etat en revenus, mais s’il y a des revenus insuffisants, l’Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l’Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l’ Aide française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu’à eux.

Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l’iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d’africains.

Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d’attirer d’autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d’investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n’avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d’argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d’appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu’ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

Source: Waldar